EN ROUTE VERS LA MOBILITÉ DOUCE

Les déplacements en voiture participent clairement au changement climatique. Créer un vrai plan de transport multimodal dans les Hautes-Alpes ferait de notre département l’un des fers de lance en termes de mobilité verte en France. Bien sûr, il faut aller plus loin que le rail, colonne vertébrale du système et inclure tous les autres modes de déplacements qui font désormais partis de nos habitude : le vélo électrique ou pas, le covoiturage, le car... Tous sont des moyens de transport permettant de limiter voire de remplacer totalement l’usage de la voiture.

 

Des cars pour desservir les vallées
Implanter de nouveaux trains entre Veynes et Gap, et Gap et Embrun pour les trajets du quotidien et y coordonner les horaires des cars, présents pour desservir les vallées où le rail ne passe pas, apporterait une vraie cohérence dans les déplacements au sein du territoire. Le car ne serait ainsi plus mis en concurrence avec le train, il deviendrait son complément.

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Statistique. Vélo. Mobilité Douce. Train. Hautes-Alpes

Le vélo pour plus de liberté

Pour s'articuler avec le vélo, les gares devront être pleinement accessibles et équipées de consignes comme c'est aujourd'hui le cas aux abords des parkings de covoiturage de la ville de Gap. À terme, il faut également repenser la capacité d'accueil des vélos, trop faible aujourd'hui à bord des trains comme des cars. Quoi qu’il en soit, pour être vraiment efficiente, une transition départementale sur le transport implique un report modal de la voiture particulière vers le rail et les autres modes de déplacement.

RÉNOVER EN CIRCUITS COURTS

Faire travailler les entreprises d'ici

 

Les entreprises locales font généralement des trajets plus courts et donc moins émetteurs de gaz à effet de serre, elles génèrent aussi moins de déchets. Elles connaissent parfaitement la région et savent travailler en fonction de ses contraintes pour livrer des projets qui durent dans le temps.

Choisir une entreprise locale c'est non seulement faire fonctionner l'économie du département mais aussi profiter du plan de relance instauré par le gouvernement pour faire face à l'épidémie de Covid-19 en aidant nos entreprises.

Utiliser des matériaux locaux

 

Les matériaux locaux, et notamment le bois, sont de plus en plus valorisés dans le domaine du BTP. Ils présentent de nombreux atouts au point de vue environnemental. Leur utilisation reste la meilleure solution pour diminuer l’empreinte carbone, notamment en matière de transport et de transformation.

Il faut également être conscient que cette pratique valorise les filières locales tout en apportant une valeur ajoutée aux produits fabriqués. Cette solution met également en avant la filière bois locale et son savoir-faire spécifique.

VERS DES TRAINS PLUS PROPRES

Aujourd'hui le train est 15 fois moins émetteur de gaz à effet de serre que la voiture, mais ce chiffre est légèrement moins favorable pour le cas particulier des trains à moteur diesel qui représentent encore la moitié du parc TER. Alors qu'en est-il en termes d'innovation ? Comment seront pensés les trains de demain améliorer leur efficacité énergétique ?

 

Dès demain, l'arrivée des TER hybrides

 

En remplaçant la moitié des moteurs diesel d'une rame par des batteries de grande capacité, permettant notamment de récupérer l'énergie du freinage et de la réutiliser, les TER de demain vont réduire de 20 % l'énergie consommée et l'émission de gaz à effet de serre. La pollution et le bruit en gare seront également considérablement diminués, sans aucun travaux à réaliser sur l'infrastructure. Ces TER hybrides devraient entrer en service commercial à partir de fin 2022.

 

Mieux encore, en remplaçant l'intégralité des moteurs diesel par des batteries, il sera bientôt possible de rouler sur des sections non électrifiées avec une autonomie avoisinant les 80 kilomètres. Le tout sans aucune émission de gaz à effet de serre autre que celle générée pour charger les batteries, ce qui est déjà un réel progrès. Ce système se prête alors totalement aux ambitions que porte Mobil'Hautes-Alpes.

 

D'autres innovations pour sortir du diesel

 

SNCF travaille également sur plusieurs nouveautés pour limiter l'impact environnemental de ses TER. L'utilisation de biocarburants issus à 100% de la filière colza pour une réduction de 60 % des émissions de CO2 « du champ au rail » est l'une d'elles.

 

Il faudra également bientôt compter sur le TER H2, qui circulera à l'hydrogène, sans émissions de carbone et ne rejetant que... de l'eau. Enfin, un dernier modèle se destine à fonctionner au BioGNV, gaz renouvelable issu de la méthanisation des déchets organiques.

 

Ces nombreuses perspectives démontrent, si cela est encore nécessaire, que le projet Mobil'Hautes-Alpes a toute légitimité à promouvoir un report modal de la voiture, entre autres, vers le ferroviaire. Des trains moins, voir non-émetteurs de gaz à effet de serre, utilisés largement en complément d'autres modes d'éco-mobilité, contribueraient ainsi à réduire considérablement l'impact négatif des moyens de transports sur notre empreinte carbone.